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[i557] DE LA VILLE DE PARIS. 483
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DCCCCIII. — [Lettres du Roy.]
Reçues après le 23 mai 1557. (Fol. 245 r°.)
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De par le Roy,
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foys que par nostred. Court vous sera ordonné, et avec iceulx assister et faire donner force, faveur, confort et ayde à la main de nostre Justice pour l'execution des arrestz et ordonnances de nostred. Court en tant qu'il en sera besoing, de maniere que l'aut-torité nous en puisse demourer, les faisant, si faire se doibt, payer et sallarier de leurs journées et vaccations en façon qu'ilz n'ayent aucune excuse de marcher en l'estat et équipage qu'il appartiendra, pour en tirer le service qu'ilz doibvent au bien publiq de nostred. Ville.
"Croyant sur ce que vous dira de nostre par[t] le gentilhomme present porteur tout ainsi que vous feriez nous mesmes.
«Donné à Fere'1', le Xxiii0 jour de May mil
Ve LVII."
Signé: "HENRY". Et au dessoubz : «de L'Auhespine".
Après avoir receu les Lettres du Roy cy dessus transcriptes, Mess™ le general Boursier et Du Ru, Eschevins, ont esté à la Court de Parlement conferer à lad. Court desd. Lettres; laquelle a ordonné tenir les forces de lad. Ville prestes à cinq heures du soir pour aller en l'Université faire faire par le Lieutenant civil quelques criz et proclamations; et pour la conduitte desd, forces a esté delegué par lad. Court led. sr general Boursier.
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Trés chers et bien amez,
"Nous avons entendu par ce que nous ont escript les gens de nostre Court de Parlement, que quant ilz vous ont priez et admonestez d'assembler voz archers, arbalestriers et autres forces qui sont soubz vostre auttorité pour donner ordre et résister aux séditions que font les Escoliers soubz coulleur du Pré aux Clercs, vous vous estes excusez que vo-zd. archers et arbalestriers sont gens de mestier et artizans qui ne marchoient sans sallaire : qui est excuse assez ligere en chose si urgente et de telle consequence, et de laquelle nous ne nous povons contenter.
"Et pour ce que, le mal empirant ainsi que nous avons entendu, et qu'il est besoing y mettre le remede à bon essient, nous avons mandé et faisons marcher dix enseignes de gens de pied et deux cens hommes d'armes que nous ferons loger en lad. Université; attandant l'arrivée desquelz, nous escrip-vons aux gens de nostre Court faire faire certaine publication et proceder contre les coulpables, pour lequel effect ilz auront par avanture besoing de vosd. forces.
" A ceste cause, nous vous mandons, commandons et ordonnons trés expressement que, sans aucune longueur, remise ne difficulté, vous ayez à faire assembler lesd, archers et arbalestriers toutes et quantes
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DCCCCIV. — Lettres du Roy.
Reçues après le 29 mai 1557. (Fol. 245 v°.)
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De par le Roy.
Trés chers et bien amez,
«Nous vous avons escript comme, pour le soullai-gement de nostre Ville de Paris et facilizer le recouvrement de plus grandes sommes que attandons de vous, nous nous sommes acordez d'accepter vostre offre des vingt mille livres'2) que nous avez faict faire au lieu des empruntz particuliers, lesquelz, en ce
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faisant, nous faisons cesser. Mais aussi estans noz affaires pressez comme ilz sont, nous vous prions nous fournir et satisfaire promptement lad. somme, et le plus tost que faire ce pourra, vous advisant que nous avons receu voz deux lettres des xxv" et xxvi" de ce moys'3', par lesquelles avons entendu la dilligence et devoir que vous faittes pour recouvrer et amasser les autres sommes, et nous esbayssons que les deniers n'en viennent plus tost; ce que vous nous
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O Fère-on-Tardenois, aujourd'hui chef-lieu de canton, arrondissement de Château-Thierry (Aisne).
(2) Voir la Délibération du 6 mai, ci-dessus art. DCCCC, où il n'est question que d'une offre de io à 12,000 livres, au lieu de 20,ooo, sur lesquelles le Roi paraît compter, offre répétée et confirmée dans l'Assemblée du 8 juin ; voir à l'article suivant. '3) Ni l'une ni l'autre de ces missives n'ont été transcrites au Registre.
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